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Les Villages de Martizay L'Avis ou La Vie
Le nom du hameau provient d'un anthroponyme, du nom du premier propriétaire
ou occupant du lieu qui était, peut-être, en le défrichant, le fondateur, d'un nouveau domaine agricole.
Sous la forme Lavie l'anthroponyme est avéré,
ainsi par exemple, une recherche généalogique fait apparaître le décès, à
Martizay en 1892, d'un sieur Pierre, André Lavie (voir généalogie de
Martizay).
Toutefois ce Monsieur Pierre, André Lavie n'avait, peut-être,
aucun rapport de descendance avec le fondateur du domaine agricole devenu
par la suite un hameau de plusieurs feux.
L'origine du patronyme est obscure. C'était, au départ, probablement un
surnom ou sobriquet devenu ensuite un nom de famille. Il est difficile de
deviner ce qui a motivé ses contemporains à donner, à cette personne, ce
surnom.
- Ça peut provenir du latin "vita" (= la vie) et désigner ainsi : une
personne très active, à la vitalité débordante, ou différemment, à un
"trompe
la mort" ayant survécu à des circonstances souvent mortelles (une naissance
difficile (la mortalité infantile était importante autrefois), une maladie
(des épidémies ont fait des ravages au Moyen-Age), à un combat meurtrier, à
un accident, etc.
- Ça peut provenir du latin "via" (= la route), celui qui habite près d'une
route.
- Ça peut provenir d'un prénom d'origine hébraïque : "Lévy, Lévis", avec
déformation linguistique.
- Sous la forme "L'Avis", ça peut provenir du surnom d'une personne exerçant
la fonction de héraut (le surnom serait, alors, tiré d'une expression
coutumière, de l'ancien français : "Ce m'est à vis", qui a donnée "avis").
Le héraut était chargé, par l'autorité, des annonces officielles.
Naguère,
on retrouvait une survivance de cet emploi ancien, lorsqu'il existait encore
des gardes-champêtres dans nos campagnes. Aux principaux carrefours du
village on entendait un roulement de tambour : ran, tan, plan... plan,
plan... Puis : "Aaaviiisse à la populatiooonnne... Par arrrrêté de Môsieur
l'Maire l'a été décidé que... Et qu'on s'le diiise... Ran, tan, plan...
plan, plan...".
La différence, c'est qu'au Moyen-Age, le héraut n'utilisait
pas souvent un tambour, mais plutôt un cor ou une trompe.
D'où l'expression,
désuète : "A cor et à cris". Tandis que "vis" (qui n'est pas ici un
accessoire d'assemblage à bout fileté mais est tiré du latin "visus") survit
dans l'expression "vis-à-vis".
- etc.
A vous de choisir.
Jacques Guillemot |
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